Du 13 Juillet au 9 Septembre 2019

Durant l’été 2019, CinéFantastik propose au cinéma Le Méliès (Montreuil) une programmation spéciale autour des films de genre versant dans le fantastique. Le programme se compose d’une sélection de films sortis depuis un an (Captive State, Ne coupez pas, Us, Escape Game, Revenge, Dans la Brume, Assassination Nation, Upgrade,..), mais aussi une rétrospective de John Carpenter en 5 films (The Fog, Invasion Los Angeles, New York 1997, Prince des Ténèbres, Les Aventures de Jack Burton dans les Griffes du Mandarin), les rééditions de Alien et Donnie Darko et enfin une sélection des films fantastiques estivaux dont l’impressionnant Midsommar et la belle surprise mexicaine Ils reviennent

 

Les sorties estivales

(Mexique - 2019 - 1h23 - VO - Interdit aux moins de 12 ans)


de Issa Lopez avec Paola Lara, Hanssel Casillas, Ianis Guerrero


du 24 juillet au 6 août

 

Alors que sa mère a disparu, Estrella trouve refuge auprès d'un groupe de quatre garçons orphelins. Effrayée par une présence étrange, la jeune fille commence à douter de ce qui l'entoure...

Ce que le cinéma mexicain nous offre aujourd’hui de plus stimulant tient du retour aux sources. A la résurgence assumée d’une forme de «réalisme magique » - compatible avec l’influence tutélaire de Guillermo Del Toro – s’adjoint une prise de conscience de l’héritage buñuelien, tendance Los Olvidados. Choix du regard et de l’imaginaire enfantins, dynamique du film de bande, féminisation des protagonistes et irruptions du surnaturel caractérisent ainsi le scenario et la mise en scène du très convaincant Ils reviennent ... Sont ainsi convoqués, au fil du récit, des filets de sang qui désignent les victimes, une peluche animée, le pouvoir d’exaucer des vœux ou l’invitation à franchir la frontière entre la vie et la mort. A mi-chemin du réalisme et du conte merveilleux, ce cinéma combattant ne saurait se satisfaire d’un seul genre. - Thierry Méranger, Les Cahiers du cinéma

(USA - 2019 - 1h30 - VF et VO - Interdit aux moins de 12 ans)

 

de Lars Klevberg avec Aubrey Plaza, Gabriel Bateman, Brian Tyree Henry

 

du 7 au 13 août

 

Karen, une mère célibataire, offre à son fils Andy une poupée, ignorant tout de sa nature sanguinaire et violente.

Sans pour autant renoncer à ses racines de slasher 80’s, ce nouveau Chucky embrasse l’ère du temps avec roublardise, faisant de la domotique et du tout-numérique ses nouveaux terrains de jeux sanglants et comiques. Pari gagnant pour la poupée maléfique. - Simon Hoarau, Les Fiches Cinéma

(USA - 2019 - 2h27 - VO - Interdit aux moins de 12 ans)

 

de Ari Aster avec Jack Reynor, Florence Pugh, Will Poulter

 

du 14 au 27 août

 

Dani et Christian sont sur le point de se séparer quand la famille de Dani est touchée par une tragédie. Attristé par le deuil de la jeune femme, Christian ne peut se résoudre à la laisser seule et l’emmène avec lui et ses amis à un festival estival qui n’a lieu qu'une fois tous les 90 ans et se déroule dans un village suédois isolé. Mais ce qui commence comme des vacances insou- ciantes dans un pays où le soleil ne se couche pas va vite prendre une tournure beaucoup plus sinistre et inquiétante.

Après nous avoir mis une claque lors d’un premier acte bluffant, Midsommar adopte un rythme plus pondéré et insidieux pour permettre au script de tisser – lentement mais sûrement – sa toile dramatique. Loin de virer au gore décomplexé et cathartique, le second effort d’Ari Aster s’intéresse plus aux conséquences de la violence qu’à la violence elle-même, comme le démontre un recours quasi systématique au hors champ dès qu’un personnage passe l’arme à gauche. Particulièrement efficace, cette approche elliptique permet d’exacerber le sentiment d’inquiétude de victimes qui refusent de voir le vrai visage de la menace, que ce soit par faiblesse, ethnocentrisme ou stupidité. Le cauchemar vécu par Dani et ses compagnons s’avère d’autant plus marquant que Midsommar s’affranchit de la plupart des codes du genre contemporain pour privilégier une esthétique atonale et, surtout, un sens de l’humour somme toute logique de la part d’un metteur en scène se réclamant de Lars von Trier et Robin Hardy. - Jean-Baptiste Herment, Mad Movies

(USA - 2019 - 1h28 - VO - Interdit aux moins de 12 ans)

de Alexandre Aja avec Kaya Scodelario, Barry Pepper, Ross Anderson

du 28 août au 3 septembre

Quand un violent ouragan s’abat sur sa ville natale de Floride, Hayley ignore les ordres d’évacuation pour partir à la recherche de son père porté disparu. Elle le retrouve grièvement blessé dans le sous-sol de la maison familiale et réalise qu’ils sont tous les deux menacés par une inondation progressant à une vitesse inquiétante. Alors que s’enclenche une course contre la montre pour fuir l’ouragan en marche, Haley et son père comprennent que l’inondation est loin d’être la plus terrifiante des menaces qui les attend...

Plans de grue fluides et complexes, incrustations numériques proches de la perfection, le metteur en scène évolue avec délice dans son dédale humide, y distillant pièges, sursauts et coup de boutoir extrêmement brutaux. Aja alterne idéalement poursuites aquatiques, confrontations mordantes et brusques attaques. Ses mangeurs d’hommes sont crédibles, et il s’amuse à les filmer divinement sous toutes les coutures. Que leurs assauts soient gentiment surréalistes, ou s'appuient au contraire sur leurs redoutables techniques de chasse - on n'a pas vu d'amputation plus douloureuse depuis un moment - l'artisan du débitage a en réserve quantité de délicieux artifices, accompagnés d'un enrobage sonore impeccable qui confère au moindre claquement de mâchoires l'inéluctabilité du tombeau. - Simon Riaux, Ecran Large

Les reprises

(Japon - 2019 - 1h36 - VO - Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs) 

 

de Shin'ichirô avec Takayuki Hamatsu, Yuzuki Akiyama

 

Le tournage d'un DTV horrifique bat son plein dans une usine désaffectée. Techniciens blasés, acteurs pas vraiment concernés, seul le réalisateur semble investi de l'énergie nécessaire pour donner vie à un énième film de zombies à petit budget. Pendant la préparation d'un plan particulièrement ingrat, le tournage est perturbé par l'irruption d'authentiques morts-vivants... 

La dernière demie-heure est un morceau de bravoure filmique d'une incroyable drôlerie, et probablement la plus belle déclaration d'amour à l'artisanat cinématographique que l'on ait vue depuis le Ed Wood de Tim Burton. - Alexandre Poncet, Mad Movies 

(USA - 2019 - 1h39 - VO - Avertissement)

 

de Adam Robitel

 

Six personnes se retrouvent dans une situation incontrôlable ou seule leur intelligence leur permettra de survivre.

Surfant sur la mode des salles d'escape game qui se développent un peu partout, ce film malin risque de porter un coup à cette mode. Doté de rebondissements incessants, se moquant gentiment de ses personnages – le seul véritable adepte d’escape game dans l’équipe trouve le parcours génial et refuse de croire qu’il puisse avoir été piégé dans un traquenard mortel – le long- métrage ne laisse pas un instant de répit et multiplie les décors bizarroïdes. A tel point qu'on se croirait parfois dans un épisode de « Chapeau melon et bottes de cuir » de la grande époque ! Et le film bascule sur une ultime pirouette, à la fois conclusion satisfaisante et porte ouverte pour une suite... - Michel Valentin, Le Parisien

(USA - 2018 - 1h48 - VO - Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement)

 

de Sam Levinson avec Odessa Young, Suki Waterhouse, Hari Nef

 

Lily et ses trois meilleures amies, en terminale au lycée, évoluent dans un univers de selfies, d’emojis, de snapchats et de sextos. Mais lorsque Salem, la petite ville où elles vivent, se retrouve victime d’un piratage massif de données personnelles et que la vie privée de la moitié des habitants est faite publique, la communauté sombre dans le chaos. Lily est accusée d’être à l’origine du piratage et prise pour cible. Elle doit alors faire front avec ses camarades afin de survivre à une nuit sanglante et interminable.

Sous ses airs de teen movie hystérique, Assassination Nation est un électrochoc, qui déborde d'idées et d'ambitions. Il y a du style mais surtout de l'intelligence dans ce portrait explosif et halluciné d'une Amérique malade, transformée en zone de guerre de moins en moins symbolique. - Geoffrey Crété, Ecran Large

(Australie - 2018 - 1h40 - VO - Interdit aux moins de 12 ans)

 

de Leigh Whannell avec Logan Marshall-Green, Betty Gabriel, Harrison Gilbertson

 

Après la mort de son épouse lors d'une violente agression qui l'a laissé paralysé, Grey Trace est approché par un inventeur milliardaire qui propose de lui administrer un remède expérimental qui va "upgrader" son corps et ses facultés. Désormais doté d'un implant fonctionnant à l'intelligence artificielle, Grey voit ses capacités physiques décuplées et se lance dans une mission vengeresse, afin de faire payer ceux qui ont tué sa femme.

Cette série B high tech, produite par Jason Blum, d’un pessimisme constant, jusqu’à son brutal twist final, s’installe au firmament des plaisirs, déployant l’essence même des cultes de science-fiction que sont devenus Terminator, Looper et Ex Machina. - Frédéric Mignard, avoir alire

(France - 2019 - 1h53 - Interdit aux moins de 12 ans)

 

de Coralie Fargeat avec Matilda Lutz, Kevin Janssens, Vincent Colombe

 

Trois riches chefs d’entreprise quarantenaires, mariés et bons pères de famille se retrouvent pour leur partie de chasse annuelle dans une zone désertique de canyons. Un moyen pour eux d’évacuer leur stress et d’affirmer leur virilité armes à la main. Mais cette fois, l’un d’eux est venu avec sa jeune maîtresse, une lolita ultra sexy qui attise rapidement la convoitise des deux autres... Les choses dérapent... Dans l'enfer du désert, la jeune femme laissée pour morte reprend vie... Et la partie de chasse se transforme en une impitoyable chasse à l'homme...

 

Cette série B high tech, produite par Jason Blum, d’un pessimisme constant, jusqu’à son brutal twist final, s’installe au firmament des plaisirs, déployant l’essence même des cultes de science-fiction que sont devenus Terminator, Looper et Ex Machina. - Frédéric Mignard, avoir alire

Punchy, ultra-violent, gore et passionnant, Revenge est un petit événement dans le monde compliqué de la série B française. Au-delà de son discours féministe et du contexte dans lequel il sort, c'est avant tout un revenge movie super efficace et très bien exécuté qu'on vous conseille d'aller voir toutes affaires cessantes. On tire notre chapeau à Coralie Fargeat. Vraiment. - Ecran Large, Christophe Folzer

(USA - 2019 - 1h56 - VO - Interdit aux moins de 12 ans)

 

de Jordan Peele avec Lupita Nyong'o, Winston Duke

 

De retour dans sa maison d’enfance, à Santa Cruz sur la côte Californienne, Adelaïde Wilson a décidé de passer des vacances de rêves avec son mari Gabe et leurs deux enfants : Zora et Jason. Un traumatisme aussi mystérieux qu’irrésolu refait surface suite à une série d’étranges coïncidences qui déclenchent la paranoïa de cette mère de famille de plus en plus persuadée qu’un terrible malheur va s’abattre sur ceux qu’elle aime. Après une journée tendue à la plage avec leurs amis les Tyler, les Wilson rentrent enfin à la maison où ils découvrent quatre personnes se tenant la main dans leur allée. Ils vont alors affronter le plus terrifiant et inattendu des adversaires : leurs propres doubles.

 

Si tous les codes de l’horreur sont respectés dans un incroyable exercice de style, Peele réussit encore une fois une double lecture, en interrogeant le racisme ordinaire, les laissés-pour-compte ou le consumérisme à l’américaine. Terrifiant et riche à la fois.

(France - 2018 - 1h29)

 

de Daniel Roby avec Romain Duris, Olga Kurylenko, Fantine Harduin

 

Le jour où une étrange brume mortelle submerge Paris, des survivants trouvent refuge dans les derniers étages des immeubles et sur les toits de la capitale. Sans informations, sans électricité, sans eau ni nourriture, une petite famille tente de survivre à cette catastrophe... Mais les heures passent et un constat s'impose : les secours ne viendront pas et il faudra, pour espérer s’en sortir, tenter sa chance dans la brume...

 

Sous ses allures de The Mist à la française, Dans la Brume s'affiche comme une excellente et efficace série B fantastique. Une remarquable surprise made in France qui a rencontré, une fois n’est pas coutume, un gros succès à l’étranger. - Filmsactu

Les rééditions

(USA - 2002 - 1h53 - VO)

 

de Richard Kelly avec Jake Gyllenhaal, Maggie Gyllenhaal, Drew Barrymore

 

du 24 juillet au 6 août

 

Donnie Darko est un adolescent de seize ans pas comme les autres. Intelligent et doté d'une grande imagination, il a pour ami Frank, une créature que lui seul peut voir et entendre. Lorsque Donnie survit par miracle à un accident, Frank lui propose un étrange marché. La fin du monde approche et ce dernier doit accomplir sa destinée. Des événements bizarres surviennent dans la petite ville tranquille, mais Donnie sait que derrière tout cela se cachent d'inavouables secrets. Frank l'aidera à les mettre à jour, semant ainsi le trouble au sein de la communauté.

 

Mi-attrape-cœur, mi-satire sociale, film fantastique, d'horreur et de SF, Donnie Darko est un fourre-tout périlleux et ambitieux jusqu'à l'insanité, mais qui reste avec vous après coup. - Philippe Garnier, Libération

 

Donnie Darko est un film multiple, univers à part entière mais en perpétuelle expansion. Capable de recomposer le portrait de l'Amérique composite, quelque part entre l'éternelle théorie du complot et la fable initiatique. - Alex Masson, Novaplanet.com

(USA - 1979 - 1h56 - VO - Interdit aux moins de 12 ans)

 

de Ridley Scott avec Sigourney Weaver, Tom Skerritt, Veronica Cartwright

 

Le vaisseau commercial Nostromo et son équipage, sept hommes et femmes, rentrent sur Terre avec une importante cargaison de minerai. Mais lors d'un arrêt forcé sur une planète déserte, l'officier Kane se fait agresser par une forme de vie inconnue, une arachnide qui étouffe son visage. Après que le docteur de bord lui retire le spécimen, l'équipage retrouve le sourire et dîne ensemble. Jusqu'à ce que Kane, pris de convulsions, voit son abdomen perforé par un corps étranger vivant, qui s'échappe dans les couloirs du vaisseau...

 

Inspiré d'une série B fauchée de Mario Bava, La Planète des vampires, Alien est une superproduction que l'argent a, pour une fois, transfigurée en grand film. Les décors sont fabuleux. Le monstre, aperçu, est une œuvre en soi. La lumière, le montage... tout est parfait. - Philippe Piazzo, Aden

 

Séance programmée à l’occasion des 40 ans du film et de la parution le 6 septembre du livre, L’Art et la science dans Alien, des chercheurs Frédéric Landragin, Roland Lehoucq, Christopher Robinson, Jean-Sébastien Steyer, publié aux éditions montreuilloises La Ville brûle.

Rétrospective John Carpenter

(USA - 1986 - 1h40 - VO - Dès 10 ans)

de John Carpenter avec Kurt Russell, Kim Cattrall

Anomalie délurée dans la filmographie du grand John Carpenter, cette petite perle d’aventures comiques est sans aucun doute la meilleure imitation d’Indiana Jones, à laquelle s’ajoute un bel hommage au cinéma hongkongais d’antan. « Un cocktail de burlesque, de fantastique et d’action aux saveurs harmonieuses », Le Monde

(USA - 1980 - 1h29 - VO - Interdit aux moins de 12 ans)

de John Carpenter avec Adrienne Barbeau, Jamie Lee Curtis, Janet Leigh

En Californie, le port d’Antonio Bay fête son centenaire. La légende raconte que les marins d’un navire naufragé un siècle auparavant, reviendront se venger par une nuit de brouillard. Le Révérend Malone découvre un journal qui explique que le navire avait été coulé par six fondateurs de la ville. Pour expier leurs fautes, six victimes doivent périr. Une brume commence à semer la terreur...

“Un petit bijou au classicisme envoûtant”, Àvoir-Àlire

(USA - 1981 - 1h34 - VO - Interdit aux moins de 12 ans)

de John Carpenter avec Kurt Russell, Lee Van Cleef, Ernest Borgnine

En 1997, Manhattan est devenu une immense prison ghetto où vivent, en micro-société, trois millions de prisonniers. Victime d’un attentat, l’avion du Président des États-Unis s’écrase en plein Manhattan avec des documents ultra-secrets. Snake, un dangereux criminel, est chargé, en échange de sa grâce, de partir en quête du Président. Dans Manhattan, il dispose de 24 heures pour mener à bien sa mission. “Super culte”, Le Point.

(USA - 1988 - 1h37 - VO - Interdit aux moins de 12 ans)

de John Carpenter avec Donald Pleasance

À la demande d’un prêtre, un groupe de scientifiques vient étudier un mystérieux cylindre de verre enfermé dans la crypte d’une église de la banlieue de Los Angeles. Au cours de leurs recherches, les scientifiques comprennent qu’ils se trouvent devant un processus irréver- sible dont le but est l’avènement du Mal...

“Une tension incroyable”, Mad Movies.

(USA - 1989 - 1h33 - VO - Interdit aux moins de 12 ans)

de John Carpenter avec Roddy Piper, Keith David

Un ouvrier au chômage découvre un groupe discret qui fabrique des lunettes noires. Intrigué, il en essaie une paire et découvre un monde effrayant : de nombreux humains sont en réalité des extraterrestres aux visages hideux et écorchés ; les panneaux publicitaires ordonnent la soumission dans des termes dignes de Big Brother. Avec un autre ouvrier, il affronte les envahis- seurs. Mais quel jeu joue Holly, la séduisante responsable des programmes du canal 54 ?

« Éblouissant pamphlet politique, grand film visionnaire », Les Inrockuptibles.

Partenaires